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Villa de luxe a Marrakech

Marrakech, destination d abondance d hôtels luxueux

Mercredi 06 Mai 2015 dans : Immobilier Marrakech

En dépit des dizaines de milliers de touristes et plus à Marrakech, tous les hôtels et riads peinent à faire le plein hors saison.

La ville ocre, capitale du sud marocain, connaît un développement immobilier et hôtelier important: sept grands hôtels vont ouvrir courant 2015, s’ajoutant à une kyrielle d’adresses de luxe qui se livrent à une concurrence sérieuse côté forfaits, tarifs des séjours et avantages aux clients.

Il semble acquis que la quasi-totalité des chaînes internationales projette de s’implanter dans la cité impériale: on attend d’ici peu l’ouverture d’un Mandarin Oriental, d’un Radisson Blu, d’un Ritz Carlton, d’un Oberoi (groupe indien) dont les prix des nuitées dépasseront les 400 euros –jusqu’à 1.000 euros et plus pour les villas privées comme au Es Saadi.

Il y a deux millions de touristes par an à Marrakech par an répartis sur une multitude de destinations: de petits hôtels à prix doux proches de la place Jemaa el-Fna aux Relais & Châteaux raffinés en passant par la folie des riads, ces demeures marocaines d’une dizaine de chambres agencées autour d’un patio, façon maison d’hôtes, des villas avec piscine dans la campagne, proche des golfs.

La Palmeraie, hors les murs, est en plein essor hôtelier grâce à des resorts chics et chers en plus des palaces haut de gamme, luxe et grand confort, comme les Jardins d’Inès repris par l’excellent chef tropézien Christophe Leroy. Cela s’appelle l’abondance, l’embarras du choix et le dilemme constant des coûts du séjour, du simple au triple selon la saison.

En fait, la frénésie hôtelière s’est déclenchée à la suite de la magistrale rénovation de la Mamounia par l’architecte décorateur Jacques Garcia entre autres, au début du XXIe siècle, pour la coquette somme de 200 millions d’euros.

Palace mythique niché au milieu d’un sublime parc de huit hectares, cerné de remparts millénaires, la Mamounia a incarné l’art de vivre à Marrakech et une certaine idée du glamour portée, accompagnée par des «happy few» et des people comme Alain Delon, Mireille Darc, Pierre Bergé, les Guerrand-Hermès, Anne Sinclair qui ont rénové des riads ou des villas climatisées (50 degrés l’été) aménagées comme dans Maison et Jardin.

Il faut bien voir que la déferlante hôtelière a suivi l’inauguration en fanfare de la nouvelle Mamounia sortie d’une douce léthargie. Dans la première décennie du XXIe siècle, le Club Med a fermé ses portes, mais l’Es Saadi, un cinq étoiles moderne, voisin du casino de Marrakech créé par Jean Bauchet en 1952, soutenu par le roi Mohamed V, s’est adjoint un second bâtiment de style marocain: le Palace tout en marbres et références à l’artisanat traditionnel est situé en lisière d’un superbe jardin aux orangers, et doté d’une vaste piscine –belle cuisine de la mémoire, couscous végétarien.

Dans la foulée, le groupe Barrière, installé à Deauville, La Baule et Cannes, entre autres sites, choisissait d’investir à Marrakech à l’Hôtel Naoura, un quadrilatère de pierres et de bois édifié autour d’une piscine olympique, d’un spa, d’un restaurant franco-marocain, le Fouquet’s, l’ensemble venant concurrencer les deux Sofitel tout proches, fréquentés par la clientèle française nettement majoritaire –il y 550.000 touristes et résidents français.

Puis a surgi, entre autres, le vaste Four Seasons et ses villas bâties sur seize hectares que l’on parcourt en mini voitures de golf, une distraction supplémentaire. L’avant-dernier-né de ces cinq étoiles de luxe, c’est le Royal Mansour, un fabuleux complexe de 53 riads dressés sur trois hectares clos de murs –une initiative de Mohamed VI, désireux de loger au mieux, royauté oblige, les membres des familles régnantes du globe, des Emirats, les diplomates en vue et les partenaires du royaume. Un investissement somptuaire de 500 millions d’euros pour 500 employés et une centaine de résidents –le comble du luxe marocain.

Ouvert par Jean-Pierre Chaumard, venu du Royal Palm de Maurice, le Royal Mansour, son spa, les deux restaurants pilotés par Yannick Alleno, réinventeur des couscous de tradition, est dirigé par Jean-Claude Messent, ex-directeur général du Métropole à Monaco: voilà un véritable challenge pour le nouveau patron, vus les prix cinglants et l’offre hôtelière de plus en plus large dans le haut de gamme.

A la fin 2013, le groupe mauricien Beachcomber, leader à l'île Maurice, lançait le Domaine Royal Palm, un faramineux resort déployé sur 230 hectares dans la périphérie de Marrakech, trois ans de travaux pharaoniques pour inventer un cinq étoiles en plusieurs îlots d’habitations «high class», un spa de 3.000 mètres carrés, quatre piscines dont deux couvertes, quatre tennis en terre battue, un centre de fitness, un Kid Club et trois restaurants dont un marocain à colonnes, le tout disséminé sur quinze hectares. De l’espace à perte de vue et les sommets de l’Atlas enneigé à l’horizon, tout cela rappelle le plaisir de vivre, le bien-être du Royal Palm, la star hôtelière de Maurice. On cherche à attirer le même genre de clientèle férue de soleil et de sérénité.

Voilà le dixième Beachcomber de la prestigieuse chaîne. Le premier hors de l’océan Indien qui conjugue, côté architecture, le style mauricien, hauts murs, bâtiments de marbre sur deux étages, et le raffinement des intérieurs marocains, pergolas et moucharabiehs, zelliges et portes cloutées. L’ensemble imposant aux allées quasi labyrinthiques s’étale entre les plans d’eau, les massifs de fleurs, les salons d’apparat aux rideaux de 25 mètres de haut. Une sorte de Palais des mille et une nuits contemporain aux nombreux atouts, idéal pour les golfeurs (30% des clients) et les adeptes du farniente à la marrakchi.

C’est pour Beachcomber le plus bel hôtel de Marrakech, hors de la ville, loin de la pollution croissante de la ville, une destination spécifique par sa localisation dans la nature amendée, les cent jardiniers, le site paradisiaque et la vue panoramique des 145 chambres et des 110 villas dont 58 sont vendues, premier prix à 450.000 euros.

Notez que l’eau, question cruciale à Marrakech –vu la profusion de constructions– ne provient pas au Royal Palm de la nappe phréatique. Le directeur général, Xavier Jolivet, six ans sur l’emplacement, a veillé à ce que l’eau du palace soit recyclée (arrosages permanents), pas de forage et les capteurs solaires sont très efficaces pour chauffer les piscines à 28 degrés –l’éco-responsabilité joue pour le groupe mauricien, avant-gardiste de ce point de vue.

Le Royal Palm, un modèle de resort pour le sport, les soins du corps, les spécialités marocaines –soupes, tajines, couscous, méchouis et cornes de gazelle– a réussi à importer l’esprit mauricien d’accueil, de prévenances à l’égard de la clientèle: c’est le savoir-faire hôtelier du groupe Beachcomber qui a joué à plein, il reste à mettre en œuvre le faire savoir et une forte notoriété.

En dépit de ces dizaines de milliers de touristes et plus à Marrakech, tous les hôtels et riads peinent à faire le plein hors saison, ils se livrent une guéguerre impitoyable à coups de rabais, de nuitées données (deux sur six), d’avantages divers, repas cadeaux, soins du spa et prix préférentiels en haute saison sauf pour la parenthèse de la fin de l’année où l’on refuse du monde, comme à Noël 2014.

Y a-t-il trop d’adresses en vue, de séjours de rêve qui ne trouvent pas preneurs? Hors saison, on trouve des tarifs avantageux pour profiter des atouts d’une ville fascinante aux innombrables activités, baignée par un climat printanier dès le mois de mars jusqu’à juin où la chaleur torride venue du désert change les conditions d’existence –la vie nocturne est alors privilégiée.

Il est évident que les relents de la crise touchent gravement la fréquentation des structures hôtelières, cela ne fait pas de doute. Que faire?

On a besoin d’événements, de festivals, de manifestations liées à l’art (Art Fair), à la musique, au savoir-vivre, au rituel du thé à la menthe, à la gastronomie, entend-on dans les cercles de la grande hôtellerie marrakchi. Il y a trop de mois creux, et cela risque de ternir l’image, le statut de la capitale du Sud. Tout le monde ne peut pas envahir la ville quand il fait cinq degrés et moins en France.


 

Source : www.slate.fr
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Investir dans l’immobilier au Maroc, à Marrakech.
 
Outre un climat ensoleillé quasi permanent, une bonne qualité de vie et une proximité des principales capitales européennes, l’achat immobilier au Maroc présente des conditions avantageuses incomparables.
 
Entre riads et programmes neufs, entre sites prestigieux et bord de mer, le Maroc dispose d’une offre immobilière variée, pouvant répondre aux exigences et aux budgets des acquéreurs francophones qui achètent pour leurs vacances, pour louer ou pour y habiter directement.
 
Acheter un riad, un appartement ou une villa à Marrakech est donc une excellente opération immobilière.
 
Contrairement à beaucoup de pays, l'immobilier est en ce moment l'un des points forts de l'économie marocaine. Le secteur peut être qualifié de fleurons car il présente l'avantage de jouir de la notoriété de l'activité touristique qui est en grande partie source de la demande immobilière dans le pays. Le pays conscient de cet atout a tenu à diversifier son offre immobilière à travers des programmes de constructions dans l'ensemble des villes du pays.
 
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